Il était une fois, P'tit Nuage
Sa Maman s'appelait Rivière. Elle était belle comme le cristal. Et douce comme unepluie d'été
Son Papa s'appelait Soleil. Et il était chaud, comme la lave du volcan.
Au bout d'un temps Papa Soleil s'en va, remonte dans les cieux, derrière les collines se couche. Chaque matin se lève. Et s'élève dans les cieux. Chaque soir se couche et s'enfonce dans la terre. S'élève, se couche, s'élève. Se couche.
Rivière caline son P'tit Nuage. Elle le berce, l''habille de vagues vaguelettes. Bientôt il grandit. Grandit beaucoup. Le voilà grand. Il veut son Papa. P'tit Nuage s'en va voir son Papa.
Mais ce n'est pas facile de le trouver. Il n'est pas par là, pas par ici. P'tit Nuage monte monte, s'élève, s'élève. Il s'inquiète. Il a l'air triste. Il est triste. Il pense "Mais où est-il mon papa"
et il fait la moue, il est triste, triste, triste.
Alors passe le Vent, en courant d'air, enfin à toute vitesse. Soudain il s'interroge : je crois avoir dépassé quelqu'un. Qui est-ce ? Et il se retourne. Et il s'étonne devant la petite bouille toute rouillée de larmes de P'tit Nuage.
Il lui dit "T'es qui toi ?"
"P'tit Nuage répond qu'il s'appelle P'tit Nuage !
"P'tit Nuage, de Dame Rivière et Père Soleil, quelle belle surprise, je suis Vent Tononcle, quel plaisir de te rencontrer. Mais dis-moi, tu en fais une drôle de tête toi, qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu pleures ?"
La Maman de P'tit Nuage a bien dit "On ne parle pas à qui on ne connait pas ?" Que doit-il faire ? Il ne répond pas.
"Pourquoi tu ne réponds pas, allez, dis-moi, pourquoi tu pleures ? vas-y dis-le dis-le moi !"
P'tit Nuage se décide. "Je pleure parce que !"
"Tu pleures parce que, parce que quoi ?" dit Tononcle Levent
"Parce que je suis triste !"
"Tu es triste, mais pourquoi tu es triste ?"
"Je suis triste, j'suis triste !"
"Mais je ne peux pas supporter que tu sois triste, regarde-moi bien, je vais te faire rire !"
Et Tononcle Levent tire un p'tit carnet de sa poche et quelques crayons d'une autre et il se met à dessiner un vent fort qui souffle sur les lions. Les lions affolés courent tout partout : "ça te plaît !"
Tononcle Levent s'étonne, "tu n'aimes pas les lions ?"
"Non, j'suis triste, j'suis triste !"
T'inquiète pas fiston, regarde bien, je vais te faire rire !"
Alors Tononcle Levent sort d'une poche un appareil photo et il photographie les gazelles. Elles courent tout partout.
Tu n'aimes pas les gazelles ?
"Non, j'suis triste, j'suis triste !"
"T'inquiète pas fiston, regarde bien ce que je vais faire, ça va te faire rire !"
Tononcle Levent sort de la poche de son blouson un camescope et il filme un troupeau d'éléphants et les nuages de poussière. Et il lui montre le film
"Tu n'aime pas les films ?"
"Non, j'suis triste, j'suis triste, c'est tout !"
Mais enfin, qu'est-ce que je peux faire pour te faire sourire ? dit Tononcle Levent.
P'tit Nuage regarde Tononcle Levent et répond "Moi je sais, fais-moi une bise !"
Et Tononcle Levent fait une bise au P'tit Nuage. Qui sourit.
mardi 16 juin 2009
Ce n'est pas de moi, peut-être de Raymond Queneau : Je n'ai pas d'imagination
QUE VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS DISE ?
Moi, je ne sais pas inventer.
Je vous propose sans surprise
quelques vieilles banalités.
L'arbre à chansons qui chaque été
fredonne, pour vous dans la brise.
L'auto à vent, l'avion à thé.
Le stylo, spécial pour dictées,
qui sait écrire sans sottises
(ou cent sottises entêtées)
Le sèche-océan (breveté)
pour vous baigner à votre guise.
(L'eau sèche est bonne à la santé)
La chaise en noyaux, de cerises.
La tour Eiffel, à tricoter.
Le chauffage, de la banquise
Le prie-Dieu, pour Mont de Piété
Un manège, à chevaux de frise.
Du beurre à l'électricité
Le soleil couchant, en chemise.
La bicyclette à barboter.
Un diplôme de gourmandise.
le cordonnier du chat botté.
La bouée chantante de Venise.
MOI, JE NE SAIS PAS INVENTER
que voulez-vous que je vous dise ?
Moi, je ne sais pas raconter.
Au lieu d'écrire des sottises
je dis ce que j'ai constaté.
Car il suffit de regarder :
le kangourou prend sa valise,
sa pipe, sa corde à sauter
il part à l'université
apprendre à parler le kirghize.
ça peut servir en société
autant qu'un bon piano forte.
Il rencontre près de l'Eglise
Une puce bien cravatée
qui lui déclare "je t'avise
que je bondis, en vérité,
plus haut que toi et ta valise".
Quand le Kangourou voûté sauta comme un furieux en crise,
la puce, avec vivacité
sur son bout de nez s'étant mise,
n'eut pas de mal à ressauter
plus haut que lui. Quelle surprise !
Mais vous, vous l'aviez devinée !
QUE VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS DISE,
Moi, je ne sais pas inventer.
Moi, je ne sais pas inventer.
Je vous propose sans surprise
quelques vieilles banalités.
L'arbre à chansons qui chaque été
fredonne, pour vous dans la brise.
L'auto à vent, l'avion à thé.
Le stylo, spécial pour dictées,
qui sait écrire sans sottises
(ou cent sottises entêtées)
Le sèche-océan (breveté)
pour vous baigner à votre guise.
(L'eau sèche est bonne à la santé)
La chaise en noyaux, de cerises.
La tour Eiffel, à tricoter.
Le chauffage, de la banquise
Le prie-Dieu, pour Mont de Piété
Un manège, à chevaux de frise.
Du beurre à l'électricité
Le soleil couchant, en chemise.
La bicyclette à barboter.
Un diplôme de gourmandise.
le cordonnier du chat botté.
La bouée chantante de Venise.
MOI, JE NE SAIS PAS INVENTER
que voulez-vous que je vous dise ?
Moi, je ne sais pas raconter.
Au lieu d'écrire des sottises
je dis ce que j'ai constaté.
Car il suffit de regarder :
le kangourou prend sa valise,
sa pipe, sa corde à sauter
il part à l'université
apprendre à parler le kirghize.
ça peut servir en société
autant qu'un bon piano forte.
Il rencontre près de l'Eglise
Une puce bien cravatée
qui lui déclare "je t'avise
que je bondis, en vérité,
plus haut que toi et ta valise".
Quand le Kangourou voûté sauta comme un furieux en crise,
la puce, avec vivacité
sur son bout de nez s'étant mise,
n'eut pas de mal à ressauter
plus haut que lui. Quelle surprise !
Mais vous, vous l'aviez devinée !
QUE VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS DISE,
Moi, je ne sais pas inventer.
jeudi 11 juin 2009
Pas de conte sans silence
vendredi 5 juin 2009
Histoire du jeune homme qui aimait sa balance -histoire Indienne (Inde)
En Inde aujourd'hui, dans certains ports, en bout de plage, en bord de mer, nos gros bateaux attendent d’être dépecés de leur plaques de tôles et de toute leur ferraille.

Des hommes avec des masques sur les yeux travaillent au péril de leur vie, sur les ponts, dans les escaliers et sur les échelles aussi. Lueurs orangées et étincelles au bout des doigts, ils découpent, détaillent, déchiquètent et déchirent, les tôles. Ils se fatiguent.

Ils s'arrêtent pour se reposer.
Alors sur la plage l'un se met à raconter. Les ourlets blancs de vagues cessent de chuchoter, et les hommes tendent l'oreille. Bientôt ils écoutent, rient, sourient.
Ils rient, de cette histoire de ferraille et de souris qui suit.
Il était une fois dans une ville indienne un jeune marchand
Il se prépare à embarquer pour faire un long voyage, rencontrer d’autres individus et ramener de nouvelles idées ou de beaux objets, ou de bonnes choses à manger.
Il choisit ce qu’il doit emporter ou pas, pour suivre son périple.
Le voilà bien embêté. Il possède une belle balance en fer. Il ne veut pas s’en séparer.
Il la tient de son père tout de même.
Qui la tenait de son grand père
Qui la tenait de son grand père
Qui la tenait lui-même du père du père de l'arrière grand-père de son père.
Le jeune homme tient à cet héritage.
Mais voilà, il n’a ni femme ni enfant
Sa maison est de guingois
Sa porte n'a pas de clé
Ses fenêtres n’ont pas de volet
En son absence sa maison sera visitée et dévalisée. Le jeune homme craint pour sa balance. Il la soulève et traverse la rue jambes écartées à moitié pliées à chaque pas qu'il fait.
Le voilà chez le voisin. Il le salue.
"Bonjour voisin. Je pars, je reviendrai d’ici quelques mois. Je ne veux pas qu’on vole ma belle balance. Auras-tu l’amabilité de me la garder ?"
Le voisin regarde la maison qui est de guingois,
la porte qui n'a pas de clef,
Les fenêtres qui n’ont pas de volet,
Le jeune marchand qui tient la balance dans ses bras.
Le voisin pense « elle est très belle cette balance" Et il prend sa décision. Il dit :
"Ok voisin , avec plaisir, sans façon, bien volontiers, pars rassuré ta balance avec moi est bien protégé. Crois-moi dès ton retour elle sera de nouveau tienne. Foi de voisin, voisin
Et Bon voyage !!!!!"
Et sur ces mots, sourire aux lèvres, il lui prend la balance et il disparaît avec elle dans sa propre maison.
Le jeune homme embarque.
Passe le temps. Un mois, deux mois, plusieurs mois, un an et peut-être davantage. Voyager en ce temps-là prend du temps.
Quand le jeune marchand revient il se précipite chez le voisin.
C’est pour lui, une grande déception.
Vous savez quoi ? Ben heu non bien sûr, suis-je sotte, vous n’étiez pas là. Je vous conte.
Quand il demande sa balance, le voisin répond "Bonjour voisin, te voilà de retour, pour ta balance je suis bien ennuyé, je ne l'ai plus, désolé !"
Le jeune homme tombe des nues. Il ne veut pas croire son voisin.
Il dit « Où est-elle ? Qu'en as-tu fait ? Tu l'utilises au marché !Pourquoi pas ! Dis-moi où elle est, j'irai la chercher !"
Pire que pire que pire que pire que pire? le jeune homme apprend ce qu’il n’a jamais entendu dire, que les souris aiment le fer, et qu’elles ont mangé sa balance.
"Croyez-vous chers amis que les souris mangent le fer ?"
Le jeune marchand non plus. Il s’esbaudit
« Hein, comment, qu’est-ce que j’entends ! Voisin ce que tu me dis est impossible. Voisin, je ne te crois pas. Les souris ne mangent pas le fer, elles mangent du fromage, du pain, des pommes, des poires, des graines, du riz, du papier,mais pas du fer ! Tu plaisantes voisin, tu t’amuses, tu te moques de moi !»
Devant ce reproche, le voisin fronce les sourcils, sa moustache remonte, son visage s’habille de colère.
« Tu me prends pour un menteur.Ecoute-moi bien. « Les souris que tu connais mangent peut-être du pain et du fromage, des pommes et des poires, du riz ou du papier, pourquoi pas, si tu le dis, mais mes souris, elles, elles mangent le fer, elles l'adorent. Elles savent que le fer les tient en bonne santé. Et le fer de ta balance était de la meilleure qualité. Alors je te rassure, elles n’ont pas mangé ta balance mes souris, elles l’ont dégustée. Et ne me le reproche pas, voisin, car je n’y suis pour rien. Si tu dois te retourner contre quelqu’un, retournes-toi contre les souris ! »
« Ta plaisanterie est de très mauvais goût, voisin » dit le jeune homme
« Pas pour mes souris ! » répond le voisin.
« Puisque tu insistes, puisque tu persistes, puisque tu ne veux pas me rendre ma balance » dit le jeune homme en haussant les épaules, je te crois et je te quitte.
Le jeune homme tourne le dos à son voisin et il entre dans sa maison.
Surprise ! Dans sa maison de guigois, avec sa porte sans clé, et les fenêtres sans volets, à part sa balance, tout y est.
Il réfléchit. Il ne croit pas un mot de la réponse du voisin. Il pense plutôt que le voisin a vendu sa balance et qu’il en a retiré un bon prix.
Il pense « Ma pauvre balance, ce n’est pas ton prix qui m’intéressait c’était seulement ta valeur-souvenir, car tout de même, je te tenais de mon père qui la tenait de son père qui la tenait de son père qui la tenait lui–même du père du père de son grand-père ! »
Le jeune marchand décide de s’amuser avec le fils du père, père qui n’est autre que son voisin.
Il aime bien le fils du gardien de balance et le fils du gardien de balance l’aime bien. Et l’absence due au voyage n’a rien changé entre eux. Et justement le fils du gardien de balance passe sous ses fenêtres ouvertes.
Le jeune marchand l’invite "Olà, tu veux bien nager avec moi dans la rivière fils du voisin ?"
Le fils dit que c’est une excellente idée et d’autant plus qu’il s’ennuyait.
« Allons-y " dit-l'un, "je te suis" dit l'autre
Dans l’eau, ils s’ébattent, plongent, font la course. Bientôt le jeune marchand prétexte qu’il a à faire. Il sort de l’eau et salue le fils du père « à demain ! » Il part en laissant le jeune homme nager dans la rivière sous les rayons du soleil.
Touot en marchant il rie en pensant à la bonne blague qu’il va jouer à son tour à son voisin. Pour rire encore davantage, il se presse, court et arrive tout essoufflé sur le seuil de sa porte
« Voisin voisin, vite, sors, il est arrivé quelque chose de grave, vite presse-toi ! »
Le voisin se presse. Il pousse la porte d'un coup de pied. Il est tout retourné-échevelé « Quoi, qu’est-ce qu’il y a qu’est-ce qui se passe, dis-moi y a le feu chez toi, , »
"Non dis le jeune homme, y a plutôt le feu chez toi !"
"Quoi, le feu chez moi ?" le voisin se retourne, "où sont les flammes ? Je ne vois rien"
Il ne s’agit pas de flamme, il s’agit de ton fils !
Quoi, mon fils, il est dans les flammes, je vais le chercher "
Arrête, il n'est pas là, il est ailleurs !"
"Ailleurs, qu'est-ce que tu veux dire, dis-moi où, dis-m'en plus !"
"Je te dirai seulement ce que je sais, ton fils n'est plus, il a disparu !"
Le voisin pose ses mains sur ses temps, il lève ses bras, et gémit
"Mais qu’est-ce que tu racontes, mon fils n’est plus, vite dis-moi que s’est-il passé, allons voir.
"Ce n’est plus la peine, je te raconte : nous nous baignions dans la rivière quand un Kukaburra* a foncé sur nous et l’a emporté !!!! ça c'est passé si vite voisin, que malgré toute ma bonne volonté, je n'ai rien pu faire !"

Un énorme éclat de rire traverse l’air. Le voisin rie si fort que le voilà plié en quatre.
Quand il se redresse il dit
"Qu’est-ce que tu racontes, tu plaisantes, tu te moques de moi : depuis quand un Kukaburra peut-il emporter un homme ! »
Le jeune voyageur, d'une voix ferme a répondu au voisin
Depuis que les souris adorent manger du fer, Voisin !!!
Et sur ces mots il fait demi-tour et retourne
dans sa maison de guingois
à la porte sans clé
Et aux fenêtres sans volet.
Quelque part dans la maison du voisin
Trotte trotte menue souris
noire dans le gris du soir
Trotte trotte menue souris
grise dans le noir de suie
une souris menue pense
"Laissez-moi passer,
"Je ne suis pour rien dans cette histoire, moi !
Je m'en balance"

Histoire du jeune homme qui aimait une balance
http://www.travelblog.org/Photos/3477704.html ce lien pour voir des kukaburra et pleins d'autres animaux australiens et..wouahou des alligators tout plein partout. ntre autres.
Pour voir d'autres photos de Daniel Mermet à propos de l'nde aujourd'hui
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=864

Des hommes avec des masques sur les yeux travaillent au péril de leur vie, sur les ponts, dans les escaliers et sur les échelles aussi. Lueurs orangées et étincelles au bout des doigts, ils découpent, détaillent, déchiquètent et déchirent, les tôles. Ils se fatiguent.

Ils s'arrêtent pour se reposer.
Alors sur la plage l'un se met à raconter. Les ourlets blancs de vagues cessent de chuchoter, et les hommes tendent l'oreille. Bientôt ils écoutent, rient, sourient.
Ils rient, de cette histoire de ferraille et de souris qui suit.
Il était une fois dans une ville indienne un jeune marchand
Il se prépare à embarquer pour faire un long voyage, rencontrer d’autres individus et ramener de nouvelles idées ou de beaux objets, ou de bonnes choses à manger.
Il choisit ce qu’il doit emporter ou pas, pour suivre son périple.
Le voilà bien embêté. Il possède une belle balance en fer. Il ne veut pas s’en séparer.
Il la tient de son père tout de même.
Qui la tenait de son grand père
Qui la tenait de son grand père
Qui la tenait lui-même du père du père de l'arrière grand-père de son père.
Le jeune homme tient à cet héritage.
Mais voilà, il n’a ni femme ni enfant
Sa maison est de guingois
Sa porte n'a pas de clé
Ses fenêtres n’ont pas de volet
En son absence sa maison sera visitée et dévalisée. Le jeune homme craint pour sa balance. Il la soulève et traverse la rue jambes écartées à moitié pliées à chaque pas qu'il fait.
Le voilà chez le voisin. Il le salue.
"Bonjour voisin. Je pars, je reviendrai d’ici quelques mois. Je ne veux pas qu’on vole ma belle balance. Auras-tu l’amabilité de me la garder ?"
Le voisin regarde la maison qui est de guingois,
la porte qui n'a pas de clef,
Les fenêtres qui n’ont pas de volet,
Le jeune marchand qui tient la balance dans ses bras.
Le voisin pense « elle est très belle cette balance" Et il prend sa décision. Il dit :
"Ok voisin , avec plaisir, sans façon, bien volontiers, pars rassuré ta balance avec moi est bien protégé. Crois-moi dès ton retour elle sera de nouveau tienne. Foi de voisin, voisin
Et Bon voyage !!!!!"
Et sur ces mots, sourire aux lèvres, il lui prend la balance et il disparaît avec elle dans sa propre maison.
Le jeune homme embarque.
Passe le temps. Un mois, deux mois, plusieurs mois, un an et peut-être davantage. Voyager en ce temps-là prend du temps.
Quand le jeune marchand revient il se précipite chez le voisin.
C’est pour lui, une grande déception.
Vous savez quoi ? Ben heu non bien sûr, suis-je sotte, vous n’étiez pas là. Je vous conte.
Quand il demande sa balance, le voisin répond "Bonjour voisin, te voilà de retour, pour ta balance je suis bien ennuyé, je ne l'ai plus, désolé !"
Le jeune homme tombe des nues. Il ne veut pas croire son voisin.
Il dit « Où est-elle ? Qu'en as-tu fait ? Tu l'utilises au marché !Pourquoi pas ! Dis-moi où elle est, j'irai la chercher !"
Pire que pire que pire que pire que pire? le jeune homme apprend ce qu’il n’a jamais entendu dire, que les souris aiment le fer, et qu’elles ont mangé sa balance.
"Croyez-vous chers amis que les souris mangent le fer ?"
Le jeune marchand non plus. Il s’esbaudit
« Hein, comment, qu’est-ce que j’entends ! Voisin ce que tu me dis est impossible. Voisin, je ne te crois pas. Les souris ne mangent pas le fer, elles mangent du fromage, du pain, des pommes, des poires, des graines, du riz, du papier,mais pas du fer ! Tu plaisantes voisin, tu t’amuses, tu te moques de moi !»
Devant ce reproche, le voisin fronce les sourcils, sa moustache remonte, son visage s’habille de colère.
« Tu me prends pour un menteur.Ecoute-moi bien. « Les souris que tu connais mangent peut-être du pain et du fromage, des pommes et des poires, du riz ou du papier, pourquoi pas, si tu le dis, mais mes souris, elles, elles mangent le fer, elles l'adorent. Elles savent que le fer les tient en bonne santé. Et le fer de ta balance était de la meilleure qualité. Alors je te rassure, elles n’ont pas mangé ta balance mes souris, elles l’ont dégustée. Et ne me le reproche pas, voisin, car je n’y suis pour rien. Si tu dois te retourner contre quelqu’un, retournes-toi contre les souris ! »
« Ta plaisanterie est de très mauvais goût, voisin » dit le jeune homme
« Pas pour mes souris ! » répond le voisin.
« Puisque tu insistes, puisque tu persistes, puisque tu ne veux pas me rendre ma balance » dit le jeune homme en haussant les épaules, je te crois et je te quitte.
Le jeune homme tourne le dos à son voisin et il entre dans sa maison.
Surprise ! Dans sa maison de guigois, avec sa porte sans clé, et les fenêtres sans volets, à part sa balance, tout y est.
Il réfléchit. Il ne croit pas un mot de la réponse du voisin. Il pense plutôt que le voisin a vendu sa balance et qu’il en a retiré un bon prix.
Il pense « Ma pauvre balance, ce n’est pas ton prix qui m’intéressait c’était seulement ta valeur-souvenir, car tout de même, je te tenais de mon père qui la tenait de son père qui la tenait de son père qui la tenait lui–même du père du père de son grand-père ! »
Le jeune marchand décide de s’amuser avec le fils du père, père qui n’est autre que son voisin.
Il aime bien le fils du gardien de balance et le fils du gardien de balance l’aime bien. Et l’absence due au voyage n’a rien changé entre eux. Et justement le fils du gardien de balance passe sous ses fenêtres ouvertes.
Le jeune marchand l’invite "Olà, tu veux bien nager avec moi dans la rivière fils du voisin ?"
Le fils dit que c’est une excellente idée et d’autant plus qu’il s’ennuyait.
« Allons-y " dit-l'un, "je te suis" dit l'autre
Dans l’eau, ils s’ébattent, plongent, font la course. Bientôt le jeune marchand prétexte qu’il a à faire. Il sort de l’eau et salue le fils du père « à demain ! » Il part en laissant le jeune homme nager dans la rivière sous les rayons du soleil.
Touot en marchant il rie en pensant à la bonne blague qu’il va jouer à son tour à son voisin. Pour rire encore davantage, il se presse, court et arrive tout essoufflé sur le seuil de sa porte
« Voisin voisin, vite, sors, il est arrivé quelque chose de grave, vite presse-toi ! »
Le voisin se presse. Il pousse la porte d'un coup de pied. Il est tout retourné-échevelé « Quoi, qu’est-ce qu’il y a qu’est-ce qui se passe, dis-moi y a le feu chez toi, , »
"Non dis le jeune homme, y a plutôt le feu chez toi !"
"Quoi, le feu chez moi ?" le voisin se retourne, "où sont les flammes ? Je ne vois rien"
Il ne s’agit pas de flamme, il s’agit de ton fils !
Quoi, mon fils, il est dans les flammes, je vais le chercher "
Arrête, il n'est pas là, il est ailleurs !"
"Ailleurs, qu'est-ce que tu veux dire, dis-moi où, dis-m'en plus !"
"Je te dirai seulement ce que je sais, ton fils n'est plus, il a disparu !"
Le voisin pose ses mains sur ses temps, il lève ses bras, et gémit
"Mais qu’est-ce que tu racontes, mon fils n’est plus, vite dis-moi que s’est-il passé, allons voir.
"Ce n’est plus la peine, je te raconte : nous nous baignions dans la rivière quand un Kukaburra* a foncé sur nous et l’a emporté !!!! ça c'est passé si vite voisin, que malgré toute ma bonne volonté, je n'ai rien pu faire !"

Un énorme éclat de rire traverse l’air. Le voisin rie si fort que le voilà plié en quatre.
Quand il se redresse il dit
"Qu’est-ce que tu racontes, tu plaisantes, tu te moques de moi : depuis quand un Kukaburra peut-il emporter un homme ! »
Le jeune voyageur, d'une voix ferme a répondu au voisin
Depuis que les souris adorent manger du fer, Voisin !!!
Et sur ces mots il fait demi-tour et retourne
dans sa maison de guingois
à la porte sans clé
Et aux fenêtres sans volet.
Quelque part dans la maison du voisin
Trotte trotte menue souris
noire dans le gris du soir
Trotte trotte menue souris
grise dans le noir de suie
une souris menue pense
"Laissez-moi passer,
"Je ne suis pour rien dans cette histoire, moi !
Je m'en balance"

Histoire du jeune homme qui aimait une balance
http://www.travelblog.org/Photos/3477704.html ce lien pour voir des kukaburra et pleins d'autres animaux australiens et..wouahou des alligators tout plein partout. ntre autres.
Pour voir d'autres photos de Daniel Mermet à propos de l'nde aujourd'hui
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=864
mardi 26 mai 2009
Quand Muz Zon rencontra Moustique -1-

Tout d'abord, une petite devinette -ou sirandâne comme l'on dit sur l'île Maurice -
Quel est l'animal qui "porte bayonet par derier ?"
Réponse "Muz Zon"
Et au seul bourdonnement qu'évoque la prononciation -d'ailleurs amusez-vous et reprononcez-le Muzzz ZZZZon- vous avez deviné qu'il s'agit de la guêpe.
Apprenez maintenant que dans les temps anciens si Guêpe portait déjà son habit rayé jaune et noir il n'était pas en deux parties, séparées par sa si jolie taille fine. Non. En ce temps là, Guêpe n'avait pas la taille fine. Elle était ronde. Toute ronde. Bien rondelette et même bien arrondie. Malgré tout, elle avait bon caractère. Elle ne piquait pas. Non. Sa baïonnette lui servait à avoir du maintien, de l'allure, de la beauté. Ronde rondelette Mademoiselle Guêpe ressemblait à un mannequin. Et elle avait un franc succés.
Mais alors, pensez-vous, depuis quand pique-t-elle et pourquoi ?
Que je dise
Yé Krick
et vous
Yé Krack
et qu'on en dise
c'était il y a longtemps
Moustik, le beau, le grand, le long, le mince, l'effilé Moustik, travaille dans son champ. Il travaille avec application, ardeur, acharnement. Il sue sang et eau. A n'en pas voir le temps passer. Il bute les ignames depuis le lever du soleil. Attention, buter les ignames ne veut pas dire qu'il se tient à distance, fusil en min, pour contrecarer toute indiscipline de la part des ignames. Non l'igname est une plante. Buter veut dire tout simplement que Moustik ramène la terre en butte, ou en motte, autour des pieds des ignames, comme on pratique pour le bien être des pommes de terre, sur l'île de Ré ou ailleurs.
Il fait très chaud. Tout en travaillant il discute avec son amie Ombre. Voilà qu'elle ne lui répond plus. Qu'elle n'est plus là, qu'il est tout seul. Où est-elle passée celle-là ? Il se relève, se redresse, s'essuie le front et lève les yeux en l'air : il comprend. Il comprend pourquoi elle a disparu : il est midi au soleil. Midi ? Mais il est temps pour lui de faire comme elle. Temps de s'arrêter, pour boire ou pour manger. Moustique se prépare à aller manger quand il entend quelqu'un le saluer.
"Bonjour Moustique, comment ça va ?"
A la voix il sait que ce n'est pas Ombre. Qui est-ce ?
Il se retourne. Il découvre wouhaou, jolie Miss Guêpe.
Il la salue à son tour : "Bonjour Ma Belle, ça va bien merci et toi-même ?"
Cela fait quelque temps que Muz Zon voyage. Quelque temps qu'elle n'a pas dit grand mot. Elle a plaisir à rencontrer un ami. Elle en profite :
Elle dit "Pas mal merci Moustique, et votre petite famille Moustique, ça va ?Moustique répond "ça va merci pour elle !"
Elle poursuit "Et votre petite santé Moustique, ça va ?"
Il répond "ça va merci bien pour moi !"
Elle continue "Et vos ignames Moustique, ça va ?"
Il n'a pas le temps de répondre qu'elle dit ....
[désolée.../. c'est à suivre]
Quand Muz Zon rencontra Moustique -2-
Guêpe enchaîne en s'exclamant
"Wouahou Moustik vos ignames ont fort belle allure" Penchée par dessus la barrière elle inspecte d'un coup d'oeil le champ qu'il travaille.
Elle en rajoute
"Regardez-moi ces belles bûtées. Félicitations mon ami, félicitations. Votre récolte sera fort belle, croyez-moi !"
Et elle se retourne vers Moustik. "Mais pourquoi cet air dubitatif Moustik ?"
C'est vrai, Moustik a l'air dubitatif, incrédule, sceptique.
Elle insiste
"Pourquoi cet air, Moustik, pourquoi allez, répondez-moi, je veux savoir, je suis sûre que je ne fais pas erreur Moustik, je suis certaine de moi !"
"Ma foi, si vous le dites !" répond Moustik d'un air véritablement peu convaincu
Elle sursaute "Comment ça, "ma foi si vous le dites !" Je vous le dis moi, Muz Zon ! et je vous le répète"
Moustik jette à son tour, un regard à ses ignames

et dit "Ma foi oui, vous avez bien vu, c'est ma foi vrai, quoique !!!"
Il la brutalise. Elle sort de ses gongs. "Qu'est-ce que c'est que ce quoique Moustic !!! ça sent le couac ! Quoi qu'il y a Moustik encore !"
"Il y a que..." il s'arrête
Quoi qu'il y a encore Moustik !"
"Il y a Muz zon que.... certes mes ignames sont beaux mais... vous n'avez pas vu ceux de mon papa.
A côté des ignames de mon papa mes ignames ne ressemblent à rien, pas même à des navets. Quoi que je fasse année après année, les ignames de mon père sont de pures merveilles, alors que mes ignames se contentent de n'être toujours que des ignames ordinaires !"
Il fait un petit silence. Elle attend.
"On dirait que vous ne voulez pas me croire. Je vous assure. Si vous ne voulez pas me croire allez donc chez mon père admirer ses ignames !""
Aller chez le père de Moustik est une idée qui plaît à Miss Guêpe. Elle aime voyager, découvrir, rencontrer, échanger, discuter, nouvelles lieux, nouveaux gens, Muz Zon adore et d'autant plus qu'il s'agit là de découvrir les iganmes du père de son ami Moustik. C'est une magnifique idée.
"Excellente idée Moustik, où habite-t-il votre papa je veux le rencontrer, je veux voir sa poduction d'ignames et je reviendrai pour vous raconter, vous réconforter !"
"Hein, quoi comment ! C'est si loin d'ici, quel dommage !" dit-elle.
"Oui Muz zon, mon père n'habite pas tout près. Mais à bien y regarder
passé le premier puits d'eau,

passées les deux termitières,

ou celles australiennes de Jean Claude BALLOT Photographe architecte

passés les trois baobabs par trois fois centenaires,

à la première véranda que vous trouverez, vous serez arrivée !"
"Ah mais ça change tout au contraire, c'est beaucoup trop loin. Il me faudrait trois fois trois zailées de pollen alors que dans mon réservoir à ce jour je n'en ai plus que deux. Je suis désolée Moustik mais je ne pourrai ni comparer ni vous réconforter. C'est bien dommage, je m'étais déjà faite à l'idée croyez-moi !"
Muz Zon volète, tourne, vrombit de déception.
Elle se rapproche de Moustik et finaude elle lui dit
"Enfin Moustik ne me laissez pas insatisfaite, vous allez bien trouver une idée pour que je me fasse moi-même la mienne à propos des ignames de votre père ? Moustik, au moins vous vous les connaissez. Elle supplie Moustik. Moustiiiiiiiiiique !
Moustik se tait. Il réfléchit. Il s'essuie le front.
Elle le reprend "J'attends, dit-elle, j'attends !"
Moustik parle, il dit qu'il lui en vient une.
Muz Zonn s'excite "Vite Moustique, vite, dites, je veux pouvoir... "
(Désolée..../. c'est à suivre)
http://www.bj.refer.org/benin_ct
http://baobabs.com/Baobabs_generalites.htm/rec/igname/buttes.htm
"Wouahou Moustik vos ignames ont fort belle allure" Penchée par dessus la barrière elle inspecte d'un coup d'oeil le champ qu'il travaille.
Elle en rajoute
"Regardez-moi ces belles bûtées. Félicitations mon ami, félicitations. Votre récolte sera fort belle, croyez-moi !"
Et elle se retourne vers Moustik. "Mais pourquoi cet air dubitatif Moustik ?"
C'est vrai, Moustik a l'air dubitatif, incrédule, sceptique.
Elle insiste
"Pourquoi cet air, Moustik, pourquoi allez, répondez-moi, je veux savoir, je suis sûre que je ne fais pas erreur Moustik, je suis certaine de moi !"
"Ma foi, si vous le dites !" répond Moustik d'un air véritablement peu convaincu
Elle sursaute "Comment ça, "ma foi si vous le dites !" Je vous le dis moi, Muz Zon ! et je vous le répète"
Moustik jette à son tour, un regard à ses ignames

et dit "Ma foi oui, vous avez bien vu, c'est ma foi vrai, quoique !!!"
Il la brutalise. Elle sort de ses gongs. "Qu'est-ce que c'est que ce quoique Moustic !!! ça sent le couac ! Quoi qu'il y a Moustik encore !"
"Il y a que..." il s'arrête
Quoi qu'il y a encore Moustik !"
"Il y a Muz zon que.... certes mes ignames sont beaux mais... vous n'avez pas vu ceux de mon papa.
A côté des ignames de mon papa mes ignames ne ressemblent à rien, pas même à des navets. Quoi que je fasse année après année, les ignames de mon père sont de pures merveilles, alors que mes ignames se contentent de n'être toujours que des ignames ordinaires !"
Il fait un petit silence. Elle attend.
"On dirait que vous ne voulez pas me croire. Je vous assure. Si vous ne voulez pas me croire allez donc chez mon père admirer ses ignames !""
Aller chez le père de Moustik est une idée qui plaît à Miss Guêpe. Elle aime voyager, découvrir, rencontrer, échanger, discuter, nouvelles lieux, nouveaux gens, Muz Zon adore et d'autant plus qu'il s'agit là de découvrir les iganmes du père de son ami Moustik. C'est une magnifique idée.
"Excellente idée Moustik, où habite-t-il votre papa je veux le rencontrer, je veux voir sa poduction d'ignames et je reviendrai pour vous raconter, vous réconforter !"
"Hein, quoi comment ! C'est si loin d'ici, quel dommage !" dit-elle.
"Oui Muz zon, mon père n'habite pas tout près. Mais à bien y regarder
passé le premier puits d'eau,

passées les deux termitières,

ou celles australiennes de Jean Claude BALLOT Photographe architecte

passés les trois baobabs par trois fois centenaires,

à la première véranda que vous trouverez, vous serez arrivée !"
"Ah mais ça change tout au contraire, c'est beaucoup trop loin. Il me faudrait trois fois trois zailées de pollen alors que dans mon réservoir à ce jour je n'en ai plus que deux. Je suis désolée Moustik mais je ne pourrai ni comparer ni vous réconforter. C'est bien dommage, je m'étais déjà faite à l'idée croyez-moi !"
Muz Zon volète, tourne, vrombit de déception.
Elle se rapproche de Moustik et finaude elle lui dit
"Enfin Moustik ne me laissez pas insatisfaite, vous allez bien trouver une idée pour que je me fasse moi-même la mienne à propos des ignames de votre père ? Moustik, au moins vous vous les connaissez. Elle supplie Moustik. Moustiiiiiiiiiique !
Moustik se tait. Il réfléchit. Il s'essuie le front.
Elle le reprend "J'attends, dit-elle, j'attends !"
Moustik parle, il dit qu'il lui en vient une.
Muz Zonn s'excite "Vite Moustique, vite, dites, je veux pouvoir... "
(Désolée..../. c'est à suivre)
http://www.bj.refer.org/benin_ct
http://baobabs.com/Baobabs_generalites.htm/rec/igname/buttes.htm
Quand Muz Zon rencontra Moustique -3- et Fin
"Je veux pouvoir imaginer !" lance Guêpe avec enthousiasme. Ah l'imagination.
Moustik s'emporte "Et bien voilà" et Moustik parle, il parle en pinçant de ses doigts son pantalon de toile bleue et il tire dessus sans se rendre compte qu'il met à l'air ses longs et maigres mollets de Moustik".
Muz Zon a l'oeil aussi vif que l'esprit.
Au moment où Moustik dit "Tu vois Muz Zon, chaque igname du champ de mon père est au moins aussi gros et long que cette jambe qui est la mienne" les deux se télescopent et elle retient son rire. Pire elle ne dit rien. Du coup Moustik s'inquiète. "Tu te tais Muz Zon, pourquoi ?"
Il aurait dû se taire à son tour. Elle éclate de rire, elle se bidonne, elle s'écroule, elle rie comme elle n'a jamais ri.
Il s'inquiète encore
"Pourquoi tu ris Muz Zon ?"
Elle rit Muz Zon parce qu'elle sait. Elle sait ce que sont les ignames, cette sorte de tubercule oblongue* ou ovale ou plat et large comme des pieds qui se seraient largement étalés. Elle rit parce que longs comme les jambes de Moustique ils sont, au moins un mètre, mais frêles ah ça non. Alors elle imagine que si les ignames du papa de Moustik sont comme les mollets que Moustik affiche, ses ignames doivent être ridicules.
Cette fis Muz Zon ne retient plus son rire. Elle éclate, elle se déchaîne, elle se déchire la panse de rire. A ce point, elle retient son bedon d'une main. Mais la douleur gagne. Pire, voilà qu'elle enfle? boursoufle au point d'avoir honte de rire des ignames du père de Moustik. Il faut qu'elle arrête. Elle s'arrête. Voilà elle ne rie plus. Ouf, ça va un peu mieux.
Quoique. Voilà que Moustik laisse de nouveau apparaître une fine gambette. Immédiatement hi hi hi ha ha ha hou la la le rire la reprend.
Son ventre la fait souffrir de nouveau. Pour moins souffrir elle serre fort de ses deux mains et si fort que soudain leurs doigts se rejoignent. Etonnée car c'est la première fois, elle se penche pour voir. Ce qu'elle voit la ravie. La voilà propriétaire d'une taille d'une finesse extraordinaire. C'est un bonheur.
Cette fois elle rit de bonheur. Elle se trouve belle. Et elle déambule devant Moustique. Pas mal la belette, euh pardon la Guêpe. Soudain, la Guêpe panique. Cette taille fine la rend fragile, la met en danger. Et si elle venait à se fêler, à se csser ? C'est del'ordre du possible, surtout si elle pliait de rire. Elle comprend que rire devient dangereux pour elle. Et tout ça à cause de qui, des ignames du père de Moustik. Par conséquent de Moustik lui-même.
Alors Muz Zon se fâche à piquer. Pour la première fois elle envoie à Moustik un p'tit coup de baïonnet par derrier !
Ilne comprend rien. Surpris il s'écrie "ça n' va pas Muz Zon aïeeeeeeee qu'as-tu fait ?"
Au tour de Moustik de souffrir maintenant
Et
Ye Krick moi
Yekrak vous... savez maintenant pourquoi Guêpe ou Muz Zon pique sur l'ïle Maurice et chez nous,
et même depuis quand.
A mon avis voilà un conte bel et bien fini.
Moustik s'emporte "Et bien voilà" et Moustik parle, il parle en pinçant de ses doigts son pantalon de toile bleue et il tire dessus sans se rendre compte qu'il met à l'air ses longs et maigres mollets de Moustik".
Muz Zon a l'oeil aussi vif que l'esprit.
Au moment où Moustik dit "Tu vois Muz Zon, chaque igname du champ de mon père est au moins aussi gros et long que cette jambe qui est la mienne" les deux se télescopent et elle retient son rire. Pire elle ne dit rien. Du coup Moustik s'inquiète. "Tu te tais Muz Zon, pourquoi ?"
Il aurait dû se taire à son tour. Elle éclate de rire, elle se bidonne, elle s'écroule, elle rie comme elle n'a jamais ri.
Il s'inquiète encore
"Pourquoi tu ris Muz Zon ?"
Elle rit Muz Zon parce qu'elle sait. Elle sait ce que sont les ignames, cette sorte de tubercule oblongue* ou ovale ou plat et large comme des pieds qui se seraient largement étalés. Elle rit parce que longs comme les jambes de Moustique ils sont, au moins un mètre, mais frêles ah ça non. Alors elle imagine que si les ignames du papa de Moustik sont comme les mollets que Moustik affiche, ses ignames doivent être ridicules.
Cette fis Muz Zon ne retient plus son rire. Elle éclate, elle se déchaîne, elle se déchire la panse de rire. A ce point, elle retient son bedon d'une main. Mais la douleur gagne. Pire, voilà qu'elle enfle? boursoufle au point d'avoir honte de rire des ignames du père de Moustik. Il faut qu'elle arrête. Elle s'arrête. Voilà elle ne rie plus. Ouf, ça va un peu mieux.
Quoique. Voilà que Moustik laisse de nouveau apparaître une fine gambette. Immédiatement hi hi hi ha ha ha hou la la le rire la reprend.
Son ventre la fait souffrir de nouveau. Pour moins souffrir elle serre fort de ses deux mains et si fort que soudain leurs doigts se rejoignent. Etonnée car c'est la première fois, elle se penche pour voir. Ce qu'elle voit la ravie. La voilà propriétaire d'une taille d'une finesse extraordinaire. C'est un bonheur.
Cette fois elle rit de bonheur. Elle se trouve belle. Et elle déambule devant Moustique. Pas mal la belette, euh pardon la Guêpe. Soudain, la Guêpe panique. Cette taille fine la rend fragile, la met en danger. Et si elle venait à se fêler, à se csser ? C'est del'ordre du possible, surtout si elle pliait de rire. Elle comprend que rire devient dangereux pour elle. Et tout ça à cause de qui, des ignames du père de Moustik. Par conséquent de Moustik lui-même.
Alors Muz Zon se fâche à piquer. Pour la première fois elle envoie à Moustik un p'tit coup de baïonnet par derrier !
Ilne comprend rien. Surpris il s'écrie "ça n' va pas Muz Zon aïeeeeeeee qu'as-tu fait ?"
Au tour de Moustik de souffrir maintenant
Et
Ye Krick moi
Yekrak vous... savez maintenant pourquoi Guêpe ou Muz Zon pique sur l'ïle Maurice et chez nous,
et même depuis quand.
A mon avis voilà un conte bel et bien fini.
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