jeudi 2 juillet 2009

Le p'tit Manala - histoire gourmande et lorraine à ma façon

Ahhhhhh quelle horreur, le texte que je voulais illustrer de photo s'est éclipsé, hors c'était mon seul original !!!! Au secours.........
Je reviendrai déposer un version moins travaillée, plus oralisée. A bientôt
Sites sur lesquels j'ai emprunté quelques photos
pour la loutre : http://www.dinosoria.com/loutre.htm

mardi 30 juin 2009

Vent, vent oh la la quel vent !

Sur un balcon une fillette joue avec son poupon.
Le poupon perd son bras.
Pauvre poupon !
"Chic" se dit Lebras "à moi les voyages"
Et Lebras s'en va, Lebras
s'envole et le vent s'emmêle et hop là le mène mène, le tourne-mène, l'emporte sur la plus haute tour du Colombia.
Lebras admire l'enfant qui danse, bras tendus, sur le rebord de la fontaine.
Déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, tournemène-emporte Lebras sur la plus haute pointe de l'Hymalaya

Nez au frais, joues rosies, Lebras regarde le Gange, le célèbre fleuve indien. Il descend des neiges éternelles, saute de rocher en rocher et file, paisiblement, à travers les plaines pour s'unir à l'Océan
Déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, tournemène-emporte Lebras jusqu'au dernier étage de Miss Toureiffel

"Belle belle demoiselle joliment tête en l'air, donne-moi un baiser" dit Lebras. Miss Toureiffel rit et se penche et dépose un baiser de feu de fer sur la joue rosie de Lebras. "Merci merci" dit celui-ci en regardant le tout Paris, c'est beau ici.
Déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, tourne-mène-emporte Lebras s'en va loin très loin, plus loin, au-dessus, au-delà, dans le port de New York, sur la main de la statue de la Liberté

"Bonjour, petit français de Paris" dit la femme apaisée, "chatouille-moi s'il te plaît il y a longtemps que je n'ai pas ri" Bzizzzzzze, les chatouilles l'enchantent.
Déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, tourne-mène-emporte Lebras qui s'envole et atterrit sur les terrasses du Machu Pichu
"Ho ho, comme c'est haut ici" dit Lebras et il descend les escaliers.
Pachamama, la déesse de la Terre rit. Quel exploit.

Les rires jouent d'un roc à l'autre. Dans la vallée profonde ils se répercutent. Valse d'échos jamais éteinte.
Déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, tourne-mène-emporte et Lebras s'envole et atterrit sur le bord des chutes du Niagara.
Quel bruit, quelle pluie, quelle humidité, quel mouvement,

Lebras essuie son visage pendant que le petit bateau tourne-danse-remue sur la mousse blanche.
Déjà le vent s'en mêle, le mène mène, le tournemène-emporte et Lebras
s'envole et atterrit sur le balcon de Lania


"Lania Lania mon poupon a perdu son bras !!!
"Qu'est-ce que tu racontes, Fiyette, ton poupon est dans tes bras. Tel qu'il est il est tout en entier et il voudrait recommencer à jouer"
Fiyette se réveille. Elle baille. Elle dit, la bouche grande ouverte, qu'elle a l'impression d'avoir voyagé dans les airs, d'avoir vu
La plus haute tour du Colombia
Le plus haut sommet de l'Himmalaya
la Tour Eiffel
La statue de la Liberté
Les terrasses du Machu Pichu
Les chutes du Niagara
Le balcon de Lania
Crois-tu que j'ai vu tout ça Lania ?
"Pour le balcon sûr et certain Fiyette. Pour le reste toi seule sais, et pour moi qui ne sais pas, tu vas bien me raconter ? "
Et Fillette raconte.Voilà, c'est fait.
Et ri ri, la petite souris a tout pris. Voilà le conte fini.

samedi 27 juin 2009

Tot le monde l'a su, et ploc le Sultan !

Tout le monde l'a su tout le monde l'a su tout le monde l'a su pourtant le sultan ne voulait pas que ça se sache.
Quoi ?
Qu'il était gros et gras !!
Et pour que ça ne se sache pas, il avait fait monter autour des jardins de son palais des murs si hauts qu'on aurait dit qu'ils chatouillaient le ciel, tout au long de ses frontières une muraille qui n'en finissait pas de s'élever à faire mourir les ouvriers, des postes de frontière que personne ne pouvait passer dans un sens comme dans un autre.
Il était rassuré.
Personne ne pouvait savoir qu'il était gros et gras.

Et pourtant tous les pays l'ont su. Qui l'a dit ?
Un petit oiseau tout mini riquiquiqui.ça s'est passé ainsi.
Un beau matin après avoir déjeuné lourdement comme chaque matin le sultan entend siffler sur son toit.
Et voilà qu'il comprend les sifflements qui disent
Ici vit un roi fameux
un roi riche
Tous ses sujets ont peur de lui.
Brr ça fait peur. Les sujets ont peur.
Mais moi qui suis riche comme lui,
je n'ai pas peur de lui !
Et toc le Sultan !

Le roi, ça ne lui plaît pas de comprendre ça. Il fronce les sourcils et demande à son Serviteur Premier
"Va donc voir qui siffle ainsi sur mon toit sans souci, Serviteur Premier"


Klak klak klak klak klak. Il y va
Klak klak klak klak klak. Il en revient
Il se prosterne humblement devant son Sultan qui porte turban tunique et tantalon touffant -allitération en T. [Jeu : retrouver la bonne écriture du troisième mot- ] Il dit :
"Monseigneur, il n'y a personne sur le toit, seulement un petit oiseau qui porte autour du cou un collier avec un médaillon et un grain de blé, dans le médaillon.

Le Serviteur Premier a sursauté quand le Sultan lui a ordonné
"Ramène moi ce grain de blé !"
Serviteur Premier n'a pas posé de question. Il a simplement obéi.
Quand il a tendu le grain de blé au Sultan Le Sultan n'a pas eu le temps de le saisir, que déjà le petit oiseau tout petit riquiqui s'est mis à siffler :

quel est donc ce roi-là
il m'a bien eu
il m'a pris mon grain de blé
c'est un méchant roi


Le Sultan a aussitôt pensé "Méchant moi, gros et gras oui mais méchant non !" et il a ordonné au Serviteur Premier, "Rends-lui son grain de blé !"


Alors tout de suite après quand le Serviteur est revenu, l'oiseau tout petit riquiqui il s'est remis à siffler et ça voulait dire
"Qu'est ce que c'est que c'est que ça ?
celui-ci n'est pas un roi.
c'est un vieux, qui vieillit
qui vieillit mal
rendez-vous compte, il n'sait pas qu'il veut : ce roi est un pauvre vieux !"


Hou la la la que fera le roi ?
Vous ne savez pas mais moi je sais. Il dit....
Désolée histoire à suivre. Mais non, ce n'est pas ça que dit le roi. ça c'est moi qui l'écrit. Signé Gemodeste A bientôt

lundi 22 juin 2009

Los diez perritos,

Los diez perritos, libre traduction de Lania

Mes dix chiots
J'avais 10 chiots
L'un s'en va au salon Bio
N'en reste plus que 9
Parmi les neuf qui restent
L'un détale vers la ville d'Elboeuf
N'en reste plus que 8
Parmi les huit qui restent
L'un prend la fuite
N'en resta plus que 7
Parmi les sept qui restent
L'un part guincher à la guinguette
N'en reste plus que 6
Parmi les six qui restent
L'un cueille des myosotis
N'en reste plus que 5
Parmi les cinq qui restent
L'un rejoint le vieil ornythorinque
N'en reste plus que 4
Parmi les quatre qui restent
L'un court chez le phoniâtre
N'en reste plus que 3
Parmi les trois qui restent
L’un cavale sur le cheval de Troie
N'en reste plus que 2
Parmi les deux qui restent
L'un me quitte franc-jeux
Ne reste plus que le dernier.
Il disparaît en février

Ne me reste plus
un seul de mes dix chiots
Lania

mardi 16 juin 2009

P'tit Nuage Triste.

Il était une fois, P'tit Nuage
Sa Maman s'appelait Rivière. Elle était belle comme le cristal. Et douce comme unepluie d'été
Son Papa s'appelait Soleil. Et il était chaud, comme la lave du volcan.
Au bout d'un temps Papa Soleil s'en va, remonte dans les cieux, derrière les collines se couche. Chaque matin se lève. Et s'élève dans les cieux. Chaque soir se couche et s'enfonce dans la terre. S'élève, se couche, s'élève. Se couche.

Rivière caline son P'tit Nuage. Elle le berce, l''habille de vagues vaguelettes. Bientôt il grandit. Grandit beaucoup. Le voilà grand. Il veut son Papa. P'tit Nuage s'en va voir son Papa.

Mais ce n'est pas facile de le trouver. Il n'est pas par là, pas par ici. P'tit Nuage monte monte, s'élève, s'élève. Il s'inquiète. Il a l'air triste. Il est triste. Il pense "Mais où est-il mon papa"
et il fait la moue, il est triste, triste, triste.

Alors passe le Vent, en courant d'air, enfin à toute vitesse. Soudain il s'interroge : je crois avoir dépassé quelqu'un. Qui est-ce ? Et il se retourne. Et il s'étonne devant la petite bouille toute rouillée de larmes de P'tit Nuage.
Il lui dit "T'es qui toi ?"
"P'tit Nuage répond qu'il s'appelle P'tit Nuage !

"P'tit Nuage, de Dame Rivière et Père Soleil, quelle belle surprise, je suis Vent Tononcle, quel plaisir de te rencontrer. Mais dis-moi, tu en fais une drôle de tête toi, qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu pleures ?"

La Maman de P'tit Nuage a bien dit "On ne parle pas à qui on ne connait pas ?" Que doit-il faire ? Il ne répond pas.
"Pourquoi tu ne réponds pas, allez, dis-moi, pourquoi tu pleures ? vas-y dis-le dis-le moi !"

P'tit Nuage se décide. "Je pleure parce que !"
"Tu pleures parce que, parce que quoi ?" dit Tononcle Levent

"Parce que je suis triste !"
"Tu es triste, mais pourquoi tu es triste ?"

"Je suis triste, j'suis triste !"
"Mais je ne peux pas supporter que tu sois triste, regarde-moi bien, je vais te faire rire !"

Et Tononcle Levent tire un p'tit carnet de sa poche et quelques crayons d'une autre et il se met à dessiner un vent fort qui souffle sur les lions. Les lions affolés courent tout partout : "ça te plaît !"

Tononcle Levent s'étonne, "tu n'aimes pas les lions ?"
"Non, j'suis triste, j'suis triste !"

T'inquiète pas fiston, regarde bien, je vais te faire rire !"

Alors Tononcle Levent sort d'une poche un appareil photo et il photographie les gazelles. Elles courent tout partout.
Tu n'aimes pas les gazelles ?
"Non, j'suis triste, j'suis triste !"

"T'inquiète pas fiston, regarde bien ce que je vais faire, ça va te faire rire !"
Tononcle Levent sort de la poche de son blouson un camescope et il filme un troupeau d'éléphants et les nuages de poussière. Et il lui montre le film
"Tu n'aime pas les films ?"
"Non, j'suis triste, j'suis triste, c'est tout !"

Mais enfin, qu'est-ce que je peux faire pour te faire sourire ? dit Tononcle Levent.
P'tit Nuage regarde Tononcle Levent et répond "Moi je sais, fais-moi une bise !"

Et Tononcle Levent fait une bise au P'tit Nuage. Qui sourit.

Ce n'est pas de moi, peut-être de Raymond Queneau : Je n'ai pas d'imagination

QUE VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS DISE ?
Moi, je ne sais pas inventer.


Je vous propose sans surprise
quelques vieilles banalités.
L'arbre à chansons qui chaque été
fredonne, pour vous dans la brise.
L'auto à vent, l'avion à thé.
Le stylo, spécial pour dictées,
qui sait écrire sans sottises
(ou cent sottises entêtées)
Le sèche-océan (breveté)
pour vous baigner à votre guise.
(L'eau sèche est bonne à la santé)
La chaise en noyaux, de cerises.
La tour Eiffel, à tricoter.
Le chauffage, de la banquise
Le prie-Dieu, pour Mont de Piété
Un manège, à chevaux de frise.
Du beurre à l'électricité
Le soleil couchant, en chemise.
La bicyclette à barboter.
Un diplôme de gourmandise.
le cordonnier du chat botté.
La bouée chantante de Venise.

MOI, JE NE SAIS PAS INVENTER
que voulez-vous que je vous dise ?
Moi, je ne sais pas raconter.


Au lieu d'écrire des sottises
je dis ce que j'ai constaté.
Car il suffit de regarder :
le kangourou prend sa valise,
sa pipe, sa corde à sauter
il part à l'université
apprendre à parler le kirghize.
ça peut servir en société
autant qu'un bon piano forte.
Il rencontre près de l'Eglise
Une puce bien cravatée
qui lui déclare "je t'avise
que je bondis, en vérité,
plus haut que toi et ta valise".

Quand le Kangourou voûté sauta comme un furieux en crise,
la puce, avec vivacité
sur son bout de nez s'étant mise,
n'eut pas de mal à ressauter
plus haut que lui. Quelle surprise !
Mais vous, vous l'aviez devinée !

QUE VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS DISE,
Moi, je ne sais pas inventer.

jeudi 11 juin 2009

Pas de conte sans silence

Bonjour
Pour en savoir plus sur le silence, jusqu'à le voir, KliKez ou Kopiez
http://jack-maudelaire.blogspirit.com/archive/2009/06/12/jack-maudelaire-au-seul-nom-du-silence.html
Bonne nuit à tous grâce au très vieux teddy bear de Manina